Linguistique allemande diachronique (cours M1)

Linguistique allemande diachronique (cours M1)

Discipline rare Non

Présentation

Théories et pratiques de la traduction au moyen âge (aire culturelle allemande)

Quelles sont les spécificités de la traduction au moyen âge ? Pourquoi traduit-on, quels textes traduit-on, et pour qui ? Le texte traduit doit-il être fidèle à l’original, et qu’entend-on par « fidélité » ? Selon les types de traductions (de la glose interlinéaire aux textes complets, à partir de la réforme carolingienne), c’est soit la fidélité « à la lettre », soit la fidélité « à l’esprit » qui prévaut. On examinera comment se manifeste cette opposition dans les premiers manuscrits qui nous sont parvenus (fin du 8e et 9e s.), et on s’intéressera aux préfaces des traductions, dans lesquelles les traducteurs expliquent et justifient leur démarche : la méthode de traduction sera mise en relation avec sa fonction (d’une simple aide pour comprendre le latin, au texte autonome en vernaculaire).
Différentes constellations linguistiques seront distinguées. D’une part les traductions du latin vers le vernaculaire, qui sont les plus fréquentes, ainsi que celles du vernaculaire vers le latin, moins connues (processus de « relatinisation ») ; d’autre part les traductions inter-vernaculaires, par exemple de l’ancien provençal vers l’ancien français puis l’ancien allemand (cf. la tradition du Minnesang) ; et enfin les traductions, au sein de l’aire linguistique allemande, entre différents dialectes, qui sont encore très fréquentes au 16e s.. L’accent sera mis sur les interférences entre systèmes linguistiques, notamment aux niveaux lexical et syntaxique.
On s’interrogera enfin sur la valeur heuristique des traductions pour l’étude linguistique des états de langue anciens de l’allemand. Est-il par exemple possible de choisir comme corpus de référence le Rolandslied pour étudier le moyen-haut-allemand, sachant qu’il s’agit du résultat de deux traductions successives : de l’ancien français vers le latin, puis du latin vers le moyen-haut-allemand ? Quelles en sont les conséquences pour l’analyse linguistique, comment procéder ?

Conditions d'admission

Aucun prérequis n’est demandé.

Volume horaire

  • CM : 3h
  • Modalité de controle: Controle continu

Syllabus

Les textes analysés seront envoyés aux participants avant chaque séance ; des sujets d’exposés seront proposés.

Bibliographie

Fleischer, J./ Schallert, O., 2011, Historische Syntax des Deutschen. Eine Einführung, Tübingen: Narr.

Henkel, Nikolaus, 2002, „Übersetzen im Mittelalter. Konstituenten sprachlichen Transfers. Adressaten, Ziele, Gattungsgebundenheit“, in Geschichte der Übersetzung. Beiträge zur neuzeitlichen, mittelalterlichen und antiken Übersetzung, hrsg. von B. Kovtyk, H.-J. Solms, G. Meiser, Berlin.

Kittel, Harald (Hrsg.), 2004-2007, Übersetzung. Ein internationales Handbuch zur Übersetzungsforschung, Berlin, New York: De Gruyter (section „Übersetzung in und zwischen den Kulturen“).

Riecke, J., 2016, Geschichte der deutschen Sprache, Stuttgart: Reclam.

Riehl, Claudia Maria, 2013, Sprachkontaktforschung: eine Einführung, Tübingen: Narr.

Vermeer, H. J., 1996, Das Übersetzen im Mittelalter, 3 Bände, Heidelberg.

Schmid, Hans Ulrich, 2017, Ich meino facta et dicta: "Code switching" im frühen Mittelalter, Sitzungsberichte der Sächsischen Akademie der Wissenschaften zu Leipzig.

Diplômes intégrant cette UE

En bref

Contact(s)

Composante

Responsable(s)

PASQUES Delphine

Email : Delphine.Pasques @ paris-sorbonne.fr

Lieu(x)

  • Malesherbes