Philosophie ancienne

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Présentation

2018/2019

 Sens et limite de la critique de la poésie dans la République de Platon

 Platon est connu pour avoir « chassé les poètes de la cité », ce qui lui vaut généralement le reproche de tout réduire à la sphère éthique et politique et d’ignorer la spécificité de l’esthétique. Cependant, les interprètes ont généralement identifié une radicalisation dans la critique de Platon au cours de la République et ont posé la question du rapport entre le livre X (où tous les poètes semblent exclus de la cité) et les livres II-III (qui réservent une certaine place à la poésie dans l’éducation des gardiens). Ce cours aura pour objet de situer la critique platonicienne de la poésie dans le cadre de la progression de la République, afin de comprendre les raisons (éthiques, politiques, psychologiques, métaphysiques) et les limites de cette critique. Si la République comporte de fait une critique de la poésie et du discours des poètes (dont en particulier Homère et les auteurs de tragédie), elle accepte et réglemente dans la cité juste l’existence d’un certain type de poésie. Il faudra donc examiner précisément les arguments de Platon, en tâchant de comprendre aussi la cohérence de sa position à l’égard de la poésie. – On utilisera la traduction de la République par Émile Chambry (Les Belles Lettres) ou Léon Robin (Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade). Une bibliographie détaillée sera distribuée au début du cours.

Volume horaire

  • CM : 1h30
  • TD : 1h30
  • Nombre de semaines : 13

Syllabus

Annas, J., Introduction à la République de Platon, Paris, Puf, 1981.

Mouze, L., Le Législateur et le poète, Une interprétation des Lois de Platon, Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2005.

Robin, L., Platon, Paris, Puf, Quadrige, 2000 (1935).

 

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