Littératures européennes

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Discipline rare Non

Présentation

Les poètes et la guerre au XXe siècle

Alors qu’on s’apprête à fêter le centenaire du début de la Première Guerre mondiale, ce programme propose d’étudier quatre poètes dont l’œuvre a été marquée de façon décisive par l’expérience moderne de la guerre. Giuseppe Ungaretti (1888-1970), Guillaume Apollinaire (1880-1918) et Wilfred Owen (1893-1918) représentent trois cas exemplaires de poètes-soldats, qui écrivent alors qu’ils sont sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale. À la situation inédite que représente la guerre de tranchées, ils répondent par l’invention d’une poétique nouvelle (surtout chez Ungaretti et Apollinaire). Tous les trois ressentent de façon impérieuse l’exigence de témoigner de ce qu’ils vivent.

Il a paru intéressant de confronter la poésie de la Première Guerre mondiale et celle qui est née de la Seconde : Ungaretti, dans le recueil intitulé La Douleur, publié en 1947, rassemble les poèmes écrits pendant ce conflit auquel, vu son âge, il n’a pu prendre part en tant que combattant. Nelly Sachs (1891-1970), qui a fui la persécution des Juifs dans l’Allemagne nazie et s’est réfugiée en Suède, renie toute son œuvre précédemment publiée et, sous la pression de l’événement, invente elle aussi une poétique radicalement autre, en réponse à la tragédie historique.

Le cours magistral évoquera, en marge des quatre œuvres principales, quelques autres figures, notamment les auteurs qu’on appelle en Angleterre les « War Poets », dont fait partie Owen. Des textes seront distribués en cours ou mis en ligne sur la plateforme électronique de Paris-Sorbonne pour compléter le corpus principal.

Volume horaire

  • CM : 2h
  • TD : 3h
  • Nombre de semaines : 13
  • Modalité de controle: Controle mixte

Syllabus

Apollinaire : Calligrammes, préface de Michel Butor, coll. « Poésie-Gallimard » n°4.

Giuseppe Ungaretti : Vie d’un homme, poésie 1914-1970, préface de Philippe Jaccottet, collection « Poésie Gallimard » n°147 [On étudiera : L’Allégresse (1914-1919), traduit par Jean Lescure, pp.17-111 ; et La Douleur (1937-1946), trad. Ph. Jaccottet  et al., pp. 205-237. Mais l’étude du programme implique la lecture du volume complet.]

Wilfred Owen : Et chaque lent crépuscule, traduit de l’anglais par Xavier Hanotte, éd. Le Castor Astral, rééd. 2012.

Nelly Sachs : Eclipse d’étoile précédé de Dans les demeures de la mort, traduit de l’allemand par Mireille Gansel, éd. Verdier.

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MASSON Jean-Yves

Email : Jean-Yves.Masson @ paris-sorbonne.fr